À MOKOLO : LA MANGUE FAIT VIVRE , ENTRE PETITS BÉNÉFICES ET RISQUES DE PERTES
En pleine saison des mangues, le marché de Mokolo à Yaoundé vibre au rythme de ce fruit très prisé. Derrière les étals improvisés et les ventes en bordure de route, une économie informelle s’organise, oscillant entre gains modestes et pertes imprévisibles.

Un étal, une stratégie
À Mokolo, la mangue est partout sur les tables de fortune, à même le sol, au bord des routes. Les commerçants s’approvisionnent selon leurs moyens : 12 000 FCFA pour les mangues de première qualité, 9 000 FCFA pour une qualité intermédiaire, 6 000 FCFA pour les plus petites. La revente se fait à l’unité (50 à 100 FCFA), en petits tas (200 à 500 FCFA), toujours au prix négocié selon l’état du fruit et l’heure.
Des gains modestes mais réguliers
Quand le marché répond, les bénéfices oscillent entre 2 000 et 5 000 FCFA par jour. Suffisant pour couvrir les dépenses du quotidien. C’est peu, mais en saison, c’est régulier.
Le risque au bout de chaque frui
La chaleur accélère la dégradation. Une mangue trop mûre ne se vend plus. Les jours calmes ou la forte concurrence bloquent l’écoulement du stock. Résultat : certains vendeurs terminent la journée avec des pertes, surtout en cas de mauvaise conservation.
Entre opportunité saisonnière et activité précaire, le commerce de la mangue à Mokolo permet à de nombreux acteurs de subsister. Mais derrière chaque vente, profit et perte se jouent souvent à quelques fruits près.
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